Dans le bassin du lac Tchad, le Cameroun, le Nigeria et le Tchad synchronisent les campagnes transfrontalières de vaccination contre la poliomyélite afin de s’assurer qu’aucun enfant n’est oublié dans la lutte contre la poliomyélite. Du 24 au 27 octobre 2024, la campagne du Cameroun s’aligne sur les efforts du Nigéria pour lutter contre la variante persistante du poliovirus. Les districts de santé de l’Extrême-Nord du Cameroun, de N’Djamena au Tchad et de l’État de Borno au Nigeria collaborent à des stratégies telles que les vaccinations consécutives aux frontières, le partage des données et la communication en temps réel via WhatsApp. Malgré des difficultés telles l’absence de synchronisation avec les campagnes au Tchad et des points de passage frontaliers complexes comme le pont de Ngueli, les efforts coordonnés des autorités et des dirigeants locaux permettent de surmonter les obstacles. Partie intégrante du plan de coordination transfrontalière 2024-2025 de l’équipe de réponse rapide (RRT), cette initiative illustre le rôle vital de la synchronisation et de la collaboration dans l’éradication de la poliomyélite dans le bassin du lac Tchad.
Au Cameroun, l’initiative « École sans polio » réunit les secteurs de la santé et de l’éducation pour combattre la poliomyélite et lutter contre l’hésitation à se faire vacciner chez les enfants âgés de 0 à 5 ans. Sous la direction de l’ONG Family Club et avec le soutien de l’UNICEF, plus de 650 intervenants, dont 350 enseignants mobilisateurs, ont été déployés dans les crèches, les écoles primaires, les écoles coraniques et les écoles du dimanche. Grâce à des sessions de sensibilisation à Yaoundé, Douala et Bafoussam, l’initiative s’est attaquée aux causes profondes de l’hésitation à se faire vacciner, telles que le retard dans l’information et le manque de communication entre les services de santé, les écoles et les parents. Adopté par les éducateurs et les responsables scolaires, le programme a transformé les enseignants en ambassadeurs de la santé, avec pour effet des améliorations visibles des taux de vaccination l’établissement d’un cadre durable de collaboration entre les secteurs de la santé et de l’éducation au Cameroun.
Malgré un conflit actif à Gaza en 2024, une campagne de vaccination contre la poliomyélite a permis d’atteindre une couverture de 97 % chez les enfants de moins de dix ans. Le ministère palestinien de la santé, soutenu par l’UNICEF, l’OMS, l’UNRWA et les partenaires de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, a mené avec succès deux campagnes de vaccination en septembre et en novembre. Plus de 1,6 million de doses de vaccin nOPV2 ont été administrées et 448 425 enfants (92,4 % des enfants éligibles) ont bénéficié d’une supplémentation en vitamine A. Cette réussite remarquable met en lumière le pouvoir d’un engagement communautaire fort et d’un soutien international dans la fourniture de soins de santé essentiels en période de conflit.
En 2023, Madagascar a étendu ses efforts de vaccination contre la poliomyélite aux adultes, en ciblant quatre régions à haut risque : Vakinankaratra, Alaotra Mangoro, Analamanga et Atsimo Andrefana. Grâce à des stratégies adaptées de changement social et comportemental (CSC), les campagnes ont permis de surmonter les réticences à l’égard des vaccins et les problèmes logistiques par des activités de sensibilisation sur les lieux de travail, dans les institutions religieuses et dans les espaces publics. Un leadership symbolique, un plaidoyer de haut niveau et une coordination régionale ont permis d’assurer une couverture vaccinale de 97 % dans certaines régions, démontrant ainsi le pouvoir des approches innovantes de CSC pour protéger les populations vulnérables.
Les campagnes novatrices de vaccination contre la poliomyélite à Madagascar, soutenues par le ministère de l’Éducation nationale, ont intégré les écoles en tant que centres clés pour atteindre les enfants âgés de 5 à 14 ans. En ciblant plus de 7 millions d’enfants d’âge scolaire, l’approche a adapté des stratégies de changement social et comportemental (CSC) pour vacciner 28 % du total des enfants vaccinés dans les établissements scolaires. Les directeurs d’école, les enseignants et les associations de parents d’élèves se sont engagés à promouvoir les vaccinations, tandis que des événements symboliques de vaccination dans les salles de classe ont renforcé la confiance du public. Ce modèle met en évidence le rôle crucial des écoles dans l’amélioration de la situation sanitaire et dans la progression des efforts d’éradication de la poliomyélite.
À Madagascar, le succès des campagnes de vaccination contre la poliomyélite est dû à la collaboration entre les autorités sanitaires, les dirigeants locaux et les femmes. Il s’agit notamment de vaincre l’hésitation face au vaccin, d’impliquer les dirigeants locaux et d’adapter les stratégies sur la base d’évaluations régulières. Ces efforts sont essentiels pour assurer un avenir sans poliomyélite à Madagascar.
La Première dame de Madagascar, Mialy Rajoelina, mène la charge contre la poliomyélite en 2024, en participant activement aux campagnes de vaccination et en s’engageant auprès des organisations mondiales de santé. En tant que marraine de la vaccination, elle continue d’encourager les parents de tout Madagascar à veiller à ce que leurs enfants soient vaccinés contre la poliomyélite et d’autres maladies évitables.
Voici Papa Diouldé Kanté, un comptable à la retraite de 70 ans devenu mobilisateur social dans le quartier de Hafia 1 en Guinée. Au cours des 15 dernières années, son dévouement infatigable a contribué au succès des campagnes de vaccination contre la poliomyélite à Conakry. En éduquant les parents et en protégeant les enfants, Papa Kanté est devenu un symbole de la santé communautaire.
Découvrez l’histoire édifiante du colonel Gbamon Kpoghomou, figure emblématique de la campagne de vaccination contre la poliomyélite 2024 en Guinée. Découvrez comment son leadership, son engagement et sa détermination entraînent des changements positifs dans la lutte contre la poliomyélite, contribuant ainsi à préserver l’avenir des enfants en Guinée.
Découvrez Esmail Yenus, un père dévoué de la région Afar en Éthiopie, qui donne un exemple remarquable de l’implication des hommes dans la vaccination des enfants. Découvrez comment son combat pour la santé de ses enfants et les efforts qu’il déploie pour éduquer sa communauté permettent d’améliorer les taux de vaccination et de promouvoir la sensibilisation à la santé.